Une nouvelle baisse des remboursements de la sécu entre en vigueur le 2 mai.

Après le relèvement du plafond de prise en charge à 100% pour les actes médicaux ayant des honoraires supérieurs à 120 euros au lieu de 91 auparavant, mesure intervenue le 1er mars 2011. Les décisions que le gouvernement avait décidé de baisser cette année le taux de remboursement des dispositifs médicaux (dont les verres correcteurs, les montures et les audioprothèses) et des médicaments à vignette bleue, vont finalement être mises en vigueur à compter du 2 mai 2011.
Le décret mettant en œuvre cette mesure est paru au Journal Officiel du 25 mars dernier.
L’assurance maladie obligatoire remboursera 60% du « fameux tarif Sécu » pour les lunettes, contre 65% à ce jour. La prise en charge des médicaments à service médical rendu modéré (vignettes bleues) chutera à 30% (contre 35% à ce jour). Cette modification de la prise en charge ne concerne pas l’Alsace-Moselle.
Pour l’optique, les assurés n’y verront rien ou presque !
La base de remboursement pour les montures « adultes » est actuellement fixée à 2,84 euros. A partir du 2 mai, la sécurité sociale prendra donc en charge 1,70 euro sur cette fourniture, contre 1,85 euro aujourd’hui. Pour les verres, le tarif forfaitaire maximal s’élève à 24,54 euros (pour les progressifs hors zone de -8 à +8) : le remboursement maximal par verre sera donc de 14,70 euros, contre 15,95 euros à ce jour.
La pilule sera plus dure à avaler pour les mutuelles et les assurances complémentaires santé !
Si les répercussions seront minimes pour les lunettes, elles seront beaucoup plus lourdes pour les autres dispositifs médicaux (audio prothèses, petits appareillages) et les médicaments à vignettes bleues. Le gouvernement espère économiser, grâce à cette mesure, un total de 200 millions d’euros par an.
Ce seront les organismes complémentaires d’assurance santé qui prendront à leur charge les différences de remboursement. Leur organisme représentatif, l’UNOCAM, s’est déclaré « scandalisé qu’un tel projet ayant un impact financier pour les complémentaires santé n’ait donné lieu à aucune concertation ni même information de la part du ministère ».
Ceci-dit, la majorité des intervenants (mutuelles et assureurs) ont déjà répercuté, depuis le 1er janvier 2011, ces désengagements sur les cotisations de leurs adhérents.

À propos de Gilbert WILHELM

Courtage d'assurances.
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