Tabac, sécu et mutuelle : un soutien financier qui ne part pas en fumée

La France compte 15 millions de fumeurs et entraîne le décès de 66 000 personnes chaque année (données INPES). Première cause de mortalité évitable, le tabac est devenu un enjeu de santé publique et fait l’objet, de multiples campagnes de prévention. De nombreux moyens existent également pour se libérer de la cigarette classique et redevenir un « non-fumeur », à l’image de la cigarette électronique notamment. En raison de la dépendance à la nicotine, le sevrage tabagique est alors pris en charge par la Sécurité sociale, mais aussi par les mutuelles. Gros plan.

Les solutions pour arrêter

En marge des substituts nicotiniques, l’apparition de la cigarette électronique permet à certains fumeurs de modifier leur comportement vis-à-vis de la consommation de tabac. Pour autant, la cigarette électronique n'est pas considérée comme un dispositif de sevrage à l’heure actuelle. Toutefois, certaines mutuelles acceptent de rembourser l'e-cig. Quoi qu’il en soit, elle n’en demeure pas moins un autre outil pour arrêter de fumer. En effet, elle permet de réduire progressivement les doses de nicotine et d’amorcer sereinement un sevrage définitif sans effets secondaires, tout en réduisant le risque de rechute. De quoi retrouver une meilleure qualité de vie.

En marge, selon les personnes et leurs propres convictions, les médecines douces sont également une alternative pour aider à arrêter de fumer. Certaines sont d’ailleurs reconnues par la Sécu – acupuncture, homéopathie par exemple – dans la mesure où le praticien est conventionné et exerce en parallèle une activité de médecin généraliste. Les soins seront alors remboursés sur la base d’un tarif de responsabilité d’un médecin généraliste. Pour les autres médecines douces – aromathérapie, phytothérapie, auriculothérapie, hypnose, réflexologie, kinésiologie, luminothérapie, magnétisme ou encore sophrologie – elles ne sont pas prises en charge par l’Assurance maladie. Fonction des mutuelles, les séances de médecine naturelle peuvent l’être dépendamment des garanties souscrites

Pour finir, parce que la volonté, les remboursements ne suffisent pas toujours, un service « Tabac Info Service » propose différentes solutions pour dire « stop à la clope ». Entre les entretiens téléphoniques avec un tabacologue via le 39 89, un e-coaching par mail, des informations sur le site internet ou encore l’application téléchargeable depuis le site, mais aussi depuis les plateformes Google Play (Androïd) et Apple Store (iOS), les fumeurs qui ont envie d’arrêter auront le soutien nécessaire pour y parvenir.  

La prise en charge financière

Sous certaines conditions bien entendu, la Sécurité sociale prend en charge toute ou partie des coûts induits par le recours aux dispositifs de sevrage tabagique. Et, de plus en plus, les mutuelles santé intègrent-elles aussi, dans leurs garanties, des forfaits spécifiques qui complètent ces remboursements et prennent en charge d’autres moyens pour y parvenir.  

L'aide financière provenant de la Sécu

Sur prescription médicale, la Sécurité sociale prend en charge une partie des traitements par substituts nicotiniques uniquement. Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics en 2007, l’Assurance maladie rembourse alors les patchs, les pastilles, les gommes et autres chewing-gum à la nicotine, mais aussi les inhalateurs. Prise en charge qui concerne les personnes majeures, mais aussi les femmes enceintes, les jeunes de 20 à 30 ans, les bénéficiaires de la CMU, les patients en Affection de Longue Maladie notamment. Toutefois, la prise en charge est limitée à 50 euros par an et par bénéficiaire et peut atteindre 150 euros pour certains d’entre eux. À noter qu’en pharmacie l’achat de ces substituts nicotiniques ne fait pas l’objet d’un « tiers payant ». Dans le cadre de ce dispositif, charge à chacun de faire l’avance des frais et de se faire rembourser par la suite par l’Assurance maladie.

L'aide financière provenant de la mutuelle

Les mutuelles prennent en charge les éventuels frais supplémentaires liés à l’arrêt du tabac. Elles s’engageant alors elles aussi dans une démarche de prévention des risques, incluant dans leurs garanties le remboursement de certains frais comme la consultation chez un tabacologue, la prise de substituts nicotiniques ou bien le recours à la médecine naturelle comme l’acupuncture, l’homéopathie ou l’hypnose par exemple. Là aussi, les mutuelles ont fixé un forfait annuel, variable selon les mutuelles et les garanties souscrites bien entendu. Attention à bien se renseigner, car certaines se contentent d’une facture et d’autres exigent l’ordonnance d’un médecin pour opérer les remboursements.

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